Détail

Pompe à chaleur et photovoltaïque : la combinaison la plus intelligente

Introduction

Aujourd’hui, beaucoup de gens ressentent la même chose : le prix du kWh augmente, les factures s’alourdissent, et on cherche enfin un moyen fiable de reprendre le contrôle de sa consommation.

La pompe à chaleur (PAC) est déjà une excellente solution en soi. Le photovoltaïque aussi.

Mais quand on assemble les deux, on obtient quelque chose de très puissant : une installation qui transforme presque toute l’énergie consommée par votre maison en énergie propre, locale et beaucoup moins chère.

Dans cet article, je vais vous expliquer exactement pourquoi cette combinaison fonctionne si bien, comment la dimensionner intelligemment, ce qu’elle coûte réellement, et surtout ce que vous pouvez espérer concrètement comme économies !

Pourquoi parler de pompe à chaleur et de photovoltaïque ensemble ?

 

Une pompe à chaleur n’invente pas de la chaleur. Elle va la chercher à l’extérieur (dans l’air, le sol ou l’eau) pour la transférer à l’intérieur de votre maison.

 

On peut la comparer à un frigo à l’envers :

 

  • un réfrigérateur prend la chaleur de l’intérieur et la rejette à l’arrière

 

  • une pompe à chaleur prend la chaleur de l’extérieur et la ramène dans la maison.

 

Même quand il fait froid dehors, l’air contient encore de l’énergie. La PAC va capter cette énergie, la “comprimer” et la rendre exploitable pour chauffer de l’eau (pompe à chaleur air-eau) ou de l’air (pompe à chaleur air-air).

 

Le COP : le cœur de la performance

Le terme que l’on entend le plus souvent est le COP, pour “coefficient de performance”. C’est tout simplement le rendement.

Si votre pompe à chaleur a un COP de 3, cela veut dire que pour 1 kWh d’électricité consommé, elle fournit 3 kWh de chaleur. Avec un COP de 4, elle en fournit 4.

C’est cela qui rend la pompe à chaleur très intéressante : elle multiplie l’énergie que vous achetez sur le réseau.

Dans la réalité, ce COP varie selon la température extérieure, la qualité de l’installation et l’isolation de la maison.

On peut retenir qu’une PAC bien dimensionnée et bien installée offre en moyenne 2,5 à 3,5 kWh de chaleur pour 1 kWh d’électricité consommé sur l’année.

 

Les limites à connaître

Ce n’est pas une machine magique. Sa performance baisse lorsque :

 

  • la maison est très mal isolée

 

  • la pompe à chaleur est surdimensionnée (trop puissante par rapport au besoin)

 

  • l’installation hydraulique a été faite à la va-vite

 

  • l’unité extérieure est mal positionnée.

 

Dans ces cas-là, la PAC peut consommer plus que prévu et décevoir.

Mais lorsqu’elle est correctement étudiée, installée et réglée, elle devient l’un des systèmes de chauffage les plus efficaces et les plus économiques à l’usage.

 

 

 

 

Comment fonctionnent les panneaux photovoltaïques ?

 

Les panneaux photovoltaïques, eux, ne chauffent pas la maison directement. Ils produisent de l’électricité à partir du rayonnement solaire.

Chaque panneau est constitué de cellules qui transforment la lumière en courant électrique continu.

Ce courant est ensuite converti en courant alternatif par un onduleur pour alimenter votre maison.

 

Production annuelle et saisonnière

Sur une année, dans une région comme les Deux-Sèvres, on peut retenir un ordre de grandeur simple :

1 kWc de panneaux installés produit environ 1 100 à 1 200 kWh par an.

 

Donc, à titre indicatif :

 

  • 3 kWc produisent autour de 3 300 à 3 600 kWh/an

 

  • 6 kWc produisent autour de 6 600 à 7 200 kWh/an

 

 

Mais cette production n’est pas uniforme tout au long de l’année. Les panneaux produisent davantage : au printemps et en été, en milieu de journée, lorsque le ciel est dégagé et que l’orientation est correcte.

En hiver, la production est plus faible, notamment lorsque le temps est couvert ou que les journées sont très courtes.

C’est un point clé pour comprendre ce que les panneaux peuvent faire… et ce qu’ils ne peuvent pas faire.

 

Autoconsommer plutôt que tout revendre

Quand votre installation produit, l’électricité est d’abord consommée par la maison : éclairage, appareils électroménagers, ballons d’eau chaude, pompe à chaleur, etc.

S’il y a un surplus, il peut être injecté sur le réseau et revendu, selon le type de contrat.

Mais ce qui est le plus intéressant économiquement, c’est d’autoconsommer un maximum de cette production, car l’électricité que vous n’achetez pas vaut souvent plus cher que l’électricité que vous revendez.

Pourquoi l'association pompe à chaleur et photovoltaïque est si pertinente ?

 

On pourrait se dire :

“La pompe à chaleur consomme de l’électricité, les panneaux produisent de l’électricité, donc les panneaux vont faire fonctionner la pompe à chaleur gratuitement.”

Ce n’est pas tout à fait vrai, surtout en plein hiver, mais l’idée n’est pas si loin de la réalité sur l’année.

 

L'image du moteur et du réservoir

On peut imaginer que la pompe à chaleur est comme un moteur très efficace, et que les panneaux photovoltaïques sont comme un réservoir d’énergie renouvelable.

La pompe à chaleur utilise l’électricité comme “carburant”, mais elle la multiplie sous forme de chaleur. Les panneaux réduisent le coût de ce carburant en le produisant directement chez vous.

En été et en intersaison, les panneaux peuvent couvrir une grande partie des besoins de la maison, y compris l’eau chaude assurée par la PAC ou un ballon thermodynamique.

En hiver, ils couvrent moins de choses, mais ils continuent à alléger une partie des consommations permanentes (circulateurs, électronique, électroménager, etc.).

 

Ce que le photovoltaïque compense réellement

Dans une maison équipée d’une PAC, les panneaux photovoltaïques vont principalement compenser :

  • l’eau chaude sanitaire

 

  • le chauffage de mi-saison (octobre, novembre, mars, avril)

 

  • la circulation des fluides de chauffage

 

  • une grande partie de la consommation électrique de fond (frigo, box internet, éclairages, etc.).

 

Même si, en plein mois de janvier par temps couvert, les panneaux n’arrivent pas à alimenter toute la maison, ils auront déjà permis de réduire votre facture sur tout le reste de l’année.

C’est cette vision globale qui fait de la combinaison PAC + PV une stratégie très cohérente.

Comment dimensionner intelligemment le couple PAC et photovoltaïque ?

 

Pour que l’ensemble soit performant, il ne suffit pas “d’installer beaucoup”. Il faut dimensionner avec logique.

 

Étape 1 : comprendre les besoins de chauffage de la maison

Avant de parler de panneaux, il faut d’abord vérifier que la pompe à chaleur est correctement dimensionnée.

Cela dépend de plusieurs éléments : la surface habitable, l’année de construction, l’isolation (murs, toiture, menuiseries), le type d’émetteurs de chaleur (plancher chauffant, radiateurs, ventilo-convecteurs).

Dans beaucoup de maisons de 100 à 130 m² correctement isolées, une puissance de 5 à 7 kW suffit largement.

Au-delà, on risque de surdimensionner, ce qui provoque des cycles courts, une baisse du rendement et une surconsommation.

Une PAC bien dimensionnée, dans une maison raisonnablement isolée, va consommer environ 1 200 à 1 800 kWh d’électricité par an pour le chauffage et parfois l’eau chaude.

 

 

Étape 2 : estimer la consommation globale d’électricité

Pour dimensionner le photovoltaïque, il faut ensuite regarder l’ensemble de la consommation électrique : chauffage via PAC, eau chaude, cuisson si électrique, électroménager, équipements permanents (VMC, box, frigo), confort (éclairage, multimédia, etc.).

Beaucoup de foyers se situent entre 4 000 et 8 000 kWh/an selon la taille du logement, le nombre d’habitants et le niveau d’équipement.

 

Étape 3 : choisir une puissance de panneaux adaptée

Dans la grande majorité des cas, pour accompagner une pompe à chaleur dans une maison individuelle, un dimensionnement entre 3 et 6 kWc est cohérent.

 

  • Autour de 3 kWc, on commence déjà à voir une baisse sensible de la facture, notamment grâce à la couverture d’une partie de la consommation de base et de l’eau chaude.

 

  • Autour de 6 kWc, on vient compenser une part importante de la consommation annuelle, avec un bon compromis entre investissement et économies.

 

Au-delà, l’installation produit souvent plus que ce que le foyer peut consommer en journée, surtout en été.

On bascule alors sur beaucoup de revente, ce qui reste intéressant, mais moins optimisé que l’autoconsommation.

L’idée est donc de viser une puissance qui colle au profil de consommation de la maison, plutôt que de “mettre le maximum possible” sans réflexion.

Combien pouvez-vous économiser avec une PAC et des panneaux solaires ?

 

Les économies varient évidemment d’un foyer à l’autre, mais on peut donner quelques ordres de grandeur pour se repérer.

 

Maison standard avec PAC + 3 kWc de panneaux

Dans une maison de taille moyenne, avec une pompe à chaleur bien dimensionnée et environ 3 kWc de photovoltaïque, il n’est pas rare de voir la facture annuelle baisser de 500 à 700 euros par an, par rapport à un chauffage électrique classique sans solaire.

 

Maison avec PAC + 6 kWc de panneaux

Avec 6 kWc, les économies peuvent monter à 800 à 1 200 euros par an, surtout si la maison consomme beaucoup d’électricité (famille, eau chaude importante, appareils nombreux, etc.).

Ces chiffres ne doivent pas être pris comme des promesses figées, mais comme des repères réalistes.

Ce qui compte, c’est d’adapter le projet à votre situation réelle et à vos habitudes de vie.

Les erreurs fréquentes à éviter

 

Pour que le projet tienne ses promesses, il est important d’éviter quelques pièges courants.

La première erreur est de surdimensionner la pompe à chaleur :

C’est souvent rassurant sur le papier (“on met plus, comme ça on est sûr d’avoir chaud”), mais en réalité, c’est contre-productif.

 

La deuxième erreur est de croire qu’il suffit de mettre “le plus de panneaux possible” : pour chauffer la maison gratuitement en hiver.

Les panneaux produisant surtout en journée et en été, il faut raisonner sur l’année complète, et pas uniquement sur les journées les plus froides.

 

Une troisième erreur est de négliger la qualité de l’installation : position de l’unité extérieure, réglages de la régulation, choix de l’onduleur, gestion des ombrages sur les panneaux, etc.

Une bonne étude en amont et un installateur sérieux font souvent la différence entre une installation moyenne et une installation vraiment performante.

Exemple concret d'un foyer équipé d'une PAC et de panneaux solaires

 

Pour rendre les choses plus parlantes, prenons un exemple typique.

Une maison d’environ 130 m², avec une isolation correcte, chauffée auparavant par des radiateurs électriques classiques.

La consommation électrique annuelle dépassait les 10 000 kWh, pour une facture autour de 1 900 à 2 200 euros par an.

 

Le projet a consisté à installer :

 

  • une pompe à chaleur air-eau correctement dimensionnée

 

  • environ 4,5 kWc de panneaux photovoltaïques en autoconsommation avec revente du surplus.

 

Après une année de fonctionnement, la consommation achetée au réseau a nettement diminué, et la facture est passée à environ 800 euros par an, tout en améliorant le confort (température plus stable, chaleur plus douce).

Ce type de résultat n’a rien d’exceptionnel lorsqu’on prend le temps de faire une vraie étude et qu’on choisit une installation cohérente avec le logement.

Conclusion

 

Associer une pompe à chaleur et une installation photovoltaïque, ce n’est pas seulement “acheter du matériel”.

C’est une manière de reprendre la main sur la manière dont votre maison consomme et produit de l’énergie.

 

En résumé, cette combinaison permet : de réduire fortement la facture sur le long terme, de stabiliser le coût de l’énergie dans un contexte d’augmentation des tarifs, d’améliorer le confort thermique au quotidien, d’augmenter la valeur de votre bien et de consommer une part significative d’énergie locale et renouvelable.

Chaque maison est différente, c’est pour cela qu’une étude personnalisée reste indispensable pour vérifier la pertinence du projet, choisir les puissances adaptées et estimer le retour sur investissement.

 

Si vous souhaitez aller plus loin, le plus simple est de faire analyser votre situation : votre consommation actuelle, vos habitudes, votre isolation et votre toiture.

À partir de là, on peut déterminer si le couple pompe à chaleur + photovoltaïque est fait pour vous, et surtout dans quelles conditions il sera le plus rentable et le plus confortable.

 

 

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